Frédérique Vallerotonda est une peintre née à Lyon. Depuis six ans, elle vit et travaille dans un village situé sur les hauteurs d’Ajaccio, où mer, côteaux et montagnes l’invitent à créer quotidiennement.
À travers l’abstraction, elle s’émancipe en décomposant corps et éléments devenus mouvements au gré de ses humeurs. Douée d’une palette riche et virevoltante, elle témoigne de sa représentation de la vie, une vie de femme indépendante, passionnée.
Exposée depuis maintenant vingt ans en galeries et foires d’art contemporain internationales, F. Vallerotonda a été exposée pour la première fois en 2006, à la Galerie Chomarat (Lyon 8ème).
« Les yeux rivés sur la toile, couteau en main,
je regarde se précipiter tumultueusement
un torrent venu d’ailleurs. Par-dessus ce flot, matières, formes, signes et couleurs se changent en protubérances, griffures, éclatements, fourmillements, bouillonnements…
Ces spectacles, ce sont souvent des réflexions qui amerrissent sur la toile. Ce torrent paraît être mon temps ou plus exactement ma présence
en ce temps, follement active, follement
aux aguets, follement libre et exaltante.
Je peins, je vis. Je vis, je peins.
Je peins, je vis, je peins… "
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« Mes sujets d'inspiration sont les éléments, avec une prédilection pour l'eau. Le travail des encres reste la base de ma technique que j'enrichis d'autres matériaux tels que l'acrylique, la colle, la sciure, les cendres, les pastels et enfin les huiles...
Les corps sont également sujet récurrent de mes toiles.
Mes impressions ramenées de voyages, mes humeurs du quotidien sont quant à elles retranscrites comme autant de paysages intérieurs...»
« Le discours plastique de Frédérique Vallerotonda nous intéresse car elle nous entraîne par le trait, la couleur, la forme, dans un univers d’une certaine apesanteur. La poésie fait irruption sur la toile, entre figuration et abstraction, non sous forme de mots, mais de signes en tant qu’éléments calligraphiques nouveaux. L’artiste nous dévoile un langage inédit où le geste artistique est guidé par la danse des éléments.
Sa délicate palette nous prouve (et le fait est rare) qu’il est possible de faire vagabonder avec maîtrise certains passages de couleurs pourtant difficiles à dompter.
La richesse de cette plasticienne réside dans l’art d’esquisser les corps, la forme, dans le geste minimum qui laisse au spectateur son droit d’interpréter et, par là-même, d’interagir à la création proposée à son regard.
Il y a dans cette peinture, des silences à capter, des interrogations à percevoir, des sourires et des inquiétudes. Il y a obligation d’entrer dans la toile, de deviner
et de « trouver ». Et là est une partie de l’essentiel que peut offrir son talent.»
Ange-marie Teodori
Association des critiques d’art lyonnais